« Els Banys de la Presta »
Chronique Médicale de la station thermale de la Preste
Au cours de l’histoire, de nombreux éminents médecins et urologues se sont intéressés aux eaux de la Preste pour tenter de percer le secret de ces eaux chaudes et leurs vertus thérapeutiques. Etudes et Expériences médicales ont rythmées la source d’Apollon. De ces recherches, 3 écrits ont fait date dans l’histoire de la Preste et le Centre d’ Etudes et d’Information des Eaux de la Preste (CEIEP) les maintiennent à ce jour.
- « Traité des eaux minérales du Roussillon », 1756, par le professeur Joseph Carrere.
Ce traité expose le pouvoir désintégrateur de l’eau de la Preste sur les cailloux et autres calculs de la vessie. Le professeur Coste fut l’un des premiers à décrire cette expérience en 1738, reprise dans cet écrit et qui fut mainte fois réalisées pour le même résultat guérisseur.
- « Traité des eaux minérales et des établissements thermaux des Pyrénées Orientales, 1833, par le professeur Joseph Anglada.
Anglada fut le 1er à tenter de définir les caractéristiques de la source, sa température, son débit et sa composition. En qualité de médecin, il n’hésita pas à prescrire les eaux de la Preste en tant qu’emploi médical pour le traitement des maladies des voies urinaires.
- « Hydrologie médicale et l’établissement de la Preste », en 1861, par le professeur Auberge.
C’est l’ouvrage le plus complet écrit sur la Preste au 19ème siècle. En collaboration avec le Docteur Hortet, directeur de 1813 à 1874, et médecin de l’Etablissement thermal de la Preste, Auberge a réalisé une statistique sur les maladies traitées à La Preste. Les maladies organes génito-urinaires arrivent majoritaires devant les maladies des voies aériennes et de poitrine et les maladies rhumatismales. Déjà à cette époque, l’eau de la Preste, voyait se dessiner son avenir ; les maladies de l’appareil urinaire et les rhumatismes étaient et sont toujours les maladies traitées à la station thermale de la Preste.
L’année 1867 fut un tournant pour l’établissement thermal de la Preste. L’Empereur Napoléon III en personne atteint de lithiase vésicale envisagea de se soigner à la Preste, conseillée par l’Impératrice Eugénie de Montijo et par son ministre de la Marine. Pour préparer cette venue historique, des travaux de création d’une route carrossable furent lancés pour relier Prats de Mollo à La Preste. Cette route fut terminée en 1881 et fut dénommée la Route Impériale. La guerre franco-allemande de 1830 empêcha Napoléon III de se rendre à La Preste mais contribua indéniablement à sa renommée et son développement.
Au cours des années qui ont suivi de nombreux médecins se sont succédés et se sont démenés pour revendiquer les bienfaits des eaux de la Preste. Les docteurs Jeanbrau, Carboneill, Baron et plus récemment Jeanjean ont faits rayonner la station de la Preste. Crée en 1818, l’établissement thermal s’est agrandi et modernisé avec le temps et l’augmentation du nombre de curistes. En 1947, sous l’impulsion de M. Meillet, directeur général de l’époque, le thermalisme devient social, et les cures médicalisées sont prises en charge par la sécurité sociale. A partir de là, le nombre de curistes ne va cesser d’augmenter pour atteindre son apogée à la fin des années 70.
En 2009, malgré les progrès de la médecine, la station thermale de la Preste avec la source d’Apollon reste la référence dans le traitement des maladies de l’appareil urinaire et du métabolisme.


















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